Grignan et son château

Au sud-est de Montélimar, tout près de l’Enclave des Papes,  Grignan  classé récemment Plus Beaux Villages de France et son imposant château cultivent, dans un paysage de vignes et de lavandes, les saveurs de la Drôme provençale et l’héritage littéraire de Madame de Sévigné.


A voir

  • Le Château
  • La Collégiale Saint Sauveur
  • Chapelle Saint-Vincent
  • Le jardin Sévigné 
  • La fontaine Sévigné
  • Le lavoir du mail
  • Le beffoi
  • Maison de l'imprimeur - Musée Colophon  
  • Espace d'art François-Auguste Ducros Art moderne / contemporain
  • Atelier de fabrication Durance

Les monuments et autres choses à voir

7️⃣ Le Château : L’ancienne forteresse, bâtie au Moyen Age, devient au XVIème siècle le plus grand château de la Renaissance du sud-est. Son extension au XVIIème siècle en fait "l’une des plus belles antiques de France". La présence de Mme de Sévigné et de sa fille, la comtesse de Grignan, la place privilégiée qu’elles lui réservent dans leur correspondance, la puissance du comte François de Castellane Adhémar de Monteil, en font un haut lieu de l’histoire régionale. 
Le château accueille aujourd'hui de nombreuses animations culturelles. Ne manquez pas la vue depuis les terrasses.


6️⃣ La Collégiale Saint-Sauveur adossée au château de Grignan, est connue pour être le lieu de sépulture de la marquise de Sévigné. Le bâtiment date du XVIème siècle et était à l'origine un collège de chanoines.


9️⃣ La chapelle Saint-Vincent : L’édifice que l’on peut dater de la fin du XIIe ou du début du XIIIe siècle, devint église paroissiale à partir de 1250 et ce jusqu’à la fin du XV° siècle. Une travée fut alors ajoutée à l’ouest, sur laquelle fut remonté le portail d’origine, et la nef reçut une nouvelle voûte en berceau brisé. Le chevet pentagonal est le fruit d’un remaniement plus tardif du XVII° ou du XVIII° siècle.


4️⃣ Le lavoir du mail : Lavoir public qui fut édifié en 1840 dans le style néoclassique. Ce "temple de l’eau" à la ressemblance des temples ronds de l’Antiquité s’est inspiré du temple de l’Amour du petit Trianon à Versailles.
🔟 Le beffroi : La tour de l’ancienne porte du Tricot du XIIIe siècle, communément appelée beffroi, fut surélevée en 1600 pour permettre l’installation de la première horloge publique.
2️⃣ La fontaine Sévigné : C’est sur l’ancienne place de l’horloge qu’a été édifiée, en 1840, la première fontaine publique sur laquelle devait être érigée, en 1857, la statue à l’effigie de la marquise de Sévigné.
3️⃣ L’ancien four banal est mentionné à plusieurs reprises dans les archives de Grignan. Dès le XIVe siècle, les textes rappellent l’obligation faite aux habitants de cuire le pain dans le four du seigneur, moyennant redevances, appelées banalités.

Le jardin Sévigné : Cette "sculpture végétale" est l’œuvre de Françoise Vergier, plasticienne et sculpteur originaire de Grignan. Commande publique de l’Etat, elle a été réalisée à l’occasion du tricentenaire de la mort de Mme de Sévigné en 1996.
Elle figure les lettres du nom Sévigné en calligraphie anglaise, disposées dans l’esprit des jardins labyrinthes du XVIIe siècle.

Histoire

L’histoire de Grignan se confond le plus souvent avec l’histoire de son château et de ses résidences successives.
Le bourg castral, mentionné dès 1105, se développe aux XIIIe et XIVe siècles, avec le rôle grandissant de la puissante famille des Adhémar de Monteil, dont la branche cadette (les Adhémar de Grignan), possèdera définitivement la seigneurie dès 1239.
Le village, blotti au pied de son château, restera abrité à l’intérieur de ses remparts jusqu’à l’extrême fin du XVe siècle. La muraille ceinturant le bourg ne comptait pas moins de douze tours de défense.
La première extension de l’agglomération interviendra au milieu du XVIe siècle, avec la création des Grand et Petit Faubourgs, de la promenade et jeux du Mail (1550) et la construction, hors les murs, de la halle aux grains (1553), à l’emplacement actuel de la mairie.
De cette même époque datent encore l’édification de la collégiale Saint-Sauveur (1535-1542) et les grands travaux d’embellissement du Château (1543-1557) qui font de l’ancienne forteresse médiévale un remarquable palais de la Renaissance.
Le bourg et son château connaîtrons d’autres heures de gloire au XVIIe siècle avec François de Castellane Adhémar, comte de Grignan, qui exerça pendant près d’un demi siècle les fonctions de lieutenant général et de gouverneur de la Provence.
Son mariage avec Françoise Marguerite de Sévigné en 1669, sera à l’origine de la célèbre correspondance épistolaire échangée entre la Marquise de Sévigné et sa fille, la comtesse de Grignan.
Dès le XVIIIe siècle, le souvenir de Mme de Sévigné et sa gloire littéraire naissante, sauveront le château de Grignan de la ruine et de l’oubli.
La modernisation du village aux XIXe et XXe siècles accompagnera le développement économique, tout en préservant la richesse de son patrimoine architectural et la qualité de ses paysages.
N’hésitez pas à aller admirer les magnifiques jeux de lumière à l’intérieur de la Chapelle St Vincent, grâce aux monolithes de verre installés par l’artiste Belge Ann Véronica Janssens en 2013.

Depuis le 30 novembre 2019 (date de la signature de la charte), Grignan est devenu le 159ème Les Plus Beaux Villages de France, le 5ème au niveau de la Drôme et le 4ème de la Drôme provençale.


Crédit photos : Drôme le Département, Château de Grignan